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Le destin des enfants d'immigrés PDF Imprimer Envoyer

1. Identification de l’ouvrage

Titre : Le destin des enfants d'immigrés
Auteurs : Claudine Attias-Donfut – François-Charles WOLFF
Editeurs : Stock
Date de parution : Septembre 2011
Type : Enquête

2. Intentions et problématiques de l’ouvrage

Cet ouvrage présente les résultats d'une enquête lancée par la C.N.A.V. dans la France entière sur le P.R.I. : le Passage à la Retraite des Immigrés. Environ 6000 d'entre eux, âgés de 45 à 70 ans à l'époque (fin 2002-début 2003), ont répondu à des questions très variées concernant autant leurs propres vies que celles de leurs descendants (environ 19.000 dénombrés). C. Attias et ses collaborateurs voulaient analyser le devenir social de ces enfants d'immigrés et faire tomber les préjugés et stéréotypes qui stigmatisent cette seconde génération. L'enquête a le mérite de son originalité, mais que révèle-t-elle? La majorité des enfants d'immigrés réussit son insertion socio-professionnelle dans la société française. Ce bilan peut sembler bien optimiste ; précisons que les données collectées datent de Novembre 2002 à Février 2003 : le contexte social français a beaucoup évolué depuis. De plus, l'enquête prend en compte les immigrés de tous les pays : Europe du Nord, du Centre et de l'Est ; Asie, Maghreb, Turquie et Afrique sub-saharienne.
Quel que soit le pays d'origine, le niveau de scolarisation des parents compte autant que leur projet migratoire : s'ils ont choisi d'émigrer pour assurer à leurs enfants un meilleur destin que le leur, ces derniers ont plus de chances que si la famille projette de retourner au pays natal. Car les parents, dans le premier cas, leur transmettent une représentation positive de l'école. Quel que soit le pays d'origine, –sauf la Turquie–, les filles réussissent mieux que les fils : les études les libèrent d'une éducation traditionnelle étouffante et elles réalisent souvent le rêve d'émancipation de leur propre mère. Enfin et surtout, la réussite des enfants d'immigrés dépend du capital économique et culturel des parents, ainsi que de leur maîtrise de l'environnement dans la société d'accueil.
Selon les résultats de cette enquête, le taux de réussite est élevé pour les enfants d'immigrés d'Europe et d'Asie ; très bon pour une majorité des jeunes d'origine maghrébine, turque ou africaine. En revanche, un tiers de ce second groupe affronte un destin social plus incertain : précarité, discriminations à l'embauche....

 

Nom de la personne qui a rédigé la fiche et date de rédaction
Jocelyne Corneille, le 23 Avril 2013