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Mémoire de la ville : repères et enjeux, axes majeurs, limites 
 

Depuis sa création, le centre de ressources acteurs de la ville accompagne les projets mémoire dans les territoires de la politique de la ville et au-delà. Il a repris la dynamique initiée entre 2003 et 2006 par le programme intercommunal mémoire et territoires « Terrains cultivés ».
Cette mission d’accompagnement et d’appui se traduit par la mise en place de sessions de qualification, de mise en débat et d’aide au démarrage de projets. Notre compétence à présent reconnue est mobilisée par de nombreux territoires en France.
Notre postulat : « L’action mémorielle est plus un processus au service d’autres politiques d’action qu’une fin en soi »
 

Les valeurs repères :

Mémoire des territoires
• « La mémoire est une ressource pour l’action, car elle peut intéresser le projet urbain» (Cf. Catherine Foret) 
•L'évocation du passé n’a de sens que si elle alimente la rencontre, la mémoire reste avant tout objet au service d’un dialogue à retrouver, au service de l’échange, au service des vivants d’un territoire qui peuvent se retrouver simplement dans un espace social à partager
• Un thème fédérateur qui peut favoriser les rencontres entre les générations, les territoires (thèmes universels communs à différentes générations : l’éducation, les valeurs, les relations entre les sexes, l’utilisation du temps libre, les rêves réalisés, les premières fois...)
• La mémoire quand elle est mobilisée est un formidable ciment social  mais dont il faut s’emparer avec prudence et compétence !
• Elle peut permettre de construire de la résilience territoriale, cette capacité à réagir (créativité) face à des situations dramatiques qui touchent les territoires et leurs habitants 
• Elle peut permettre de produire du récit pour le territoire, étape qui précède la création de rituels. Le rituel est peut-être cette nébuleuse idée du « sens collectif » sur laquelle les politiques de la ville insistent depuis près de 30 années.
 

Mobiliser la mémoire, pour quoi faire ? 

 
- Capitaliser, pour construire l’histoire de la ville : « La mémoire comme matrice de l’histoire » selon Paul Ricœur,
- Pour s’intéresser à la manière dont s’est construite la ville ces trentes dernières années (bâti, mais pas seulement, actions, familles, jeunesse…), 
- Pour entendre celles et ceux qui ont été acteurs de cette évolution : les élus, les acteurs (associations, organismes HLM, chefs de projets…) et les habitants. Pour eux tous, il y a urgence à collecter leur mémoire car ils vieillissent (la politique de la ville démarre fin des années 70 avec les plan HVS), déménagent, disparaissent…
- Pour mettre en lumière ce qu’ont produit les associations de manière inventive dans différents domaines : culturel, social, éducatif, dans le champ de la participation, de la citoyenneté, de la santé, de l’insertion….
- Pour monter que les politiques publiques n’ont pas été vaines, qu’elles ont produit de l’originalité, des transformations, un autre mode pour la ville, qu’elles ont marqué des parcours individuels et collectifs,
- Pour produire de la connaissance de manière partagée et pour la transmettre,
- Pour rendre visible l’invisible (habitants, territoires, pratiques)
- Pour nous guider dans l’action au présent, accompagner les mutations à l’œuvre… (ex : en quoi la mobilisation de la mémoire vivante peut-elle guider les projets de rénovation urbaine ? Quand les habitants sont-ils conviés à la conception de ces projets ?)
- Pour (re)mobiliser les habitants (travail sur la résilience du territoire)
- la liste n’est pas exhaustive 
 

La question de la conservation/valorisation de la mémoire ? Quelles précautions au départ de chaque projet ?


Il faut convenir :claude nardin MMV



- de la forme que prendront les traces de la mémoire
- des modes de classement
- du lieu de classement
- de la personne morale qui détiendra les droits (témoignages et objets recueillis)
- des conditions de consultation des archives
- de l’appui voire de la connivence avec les services d’archives
- Ex : Mémoire et société à Villeurbanne…
 


 
 

Projet mémoire engagé au sein du foyer AMAT de Montbéliard


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Aller plus loin...


Bibliographie

La participation
- Territoires, « Faire la ville avec les habitants : une utopie ? », juin 2008, pp. 20-31.
- Joël Plantet, « Quelle participation pour les habitants ? », Lien Social, n°563, 8 février 2001, pp. 4-7.
- Jodelle Zetlaoui-Léger, « Participation », Revue Urbanisme, février 2007.
- « La participation : renforcement de la capacité d'action des personnes, des associations et des groupes » in Réussir un programme de développement urbain - Guide pour l'action, Editions de la DIV, pp. 43-47.
- le site Démocratie participative (expériences, méthodes et connaissances) pour découvrir ce que font d’autres élu(e)s

La mémoire
- Paul Thiébaud, « La concurrence des victimes et les lois mémorielles », intervention au colloque « La République face aux communautarismes », Sénat, 24 nov. 2006 (> lire l'article sur le site de www.communautarisme.net)
- Mémoire des villes en images : la Télévision Suisse Romande retrace les évolutions des quartiers en 13 clips (> voir les films). 

Répertoire d'expériences

> Projets sur l'histoire et la mémoire de l'immigration (Répertoire de la Cité nationale de le l'histoire de l'immigration)
> Paroles partagées (les projets de territoire, avant d'explorer les mémoires et le récit des origines, commencent souvpar faire émerger la parole
> Ma Ville Change (très bon petit film sur la participation des habitants dans les quartiers d'habitat social en Aquitaine)